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Le shiatsu pour les séniors, quels sont ses bienfaits et comment agit-il ?
Par
shiatsu-do
Le 17/02/2023
Lorsque survient un petit bobo ou qu’un mal pesant s’installe un peu trop longuement, il y a deux types de personnes. Le premier va se précipiter chez le docteur traditionnel, espérant une ordonnance l’autorisant à se gaver de pilules comme si celles-ci étaient l’hostie. Le second va au contraire préférer les méthodes alternatives. Et à ce jeu-là, il en existe aujourd’hui des dizaines différentes. Leurs méthodes sont infiniment variées, tout comme leurs applications thérapeutiques et leurs résultats. Certains découvrent une de ces médecines alternatives et ne jurent dès lors plus que par elle.
Si vous appartenez à la deuxième catégorie, vous avez peut-être déjà entendu parler du shiatsu. Cette méthode de massage énergétique d’inspiration traditionnelle développée au pays du soleil levant durant la première moitié du siècle dernier s’est peu à peu imposée en occident. Peu invasive et propice à la relaxation, elle a de quoi attirer même les plus timides dans le camp des afficionados des traitements alternatifs. Que vous soyez intéressé par une séance d’essai ou que vous souhaitiez simplement vous renseigner au sujet de cette discipline, que faut-il savoir à son sujet ? Quels sont ses bienfaits et comment agit-elle sur le corps et l’esprit ? Voici un petit résumé.
Les origines du shiatsu
Commençons par un petit retour historique. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le shiatsu n’est pas une méthode ancestrale, bien qu’il soit fondé sur les bases d’une technique plus ancienne nommée l’Anma. Le shiatsu est le produit d’une période de tourmente au sein des disciplines médicales japonaises, en proie au début du XXème siècle à un affrontement entre tendances rationalisantes au contact de l’occident et réactions traditionalistes plébiscitant les arts du toucher. C’est dans ce creuset qu’apparaît donc le shiatsu. Cette discipline, dont le nom signifie littéralement "pression des doigts", se ramifiera avec plusieurs approches au cours des décennies, et fera des adeptes chez Marylin Monroe ou Muhammad Ali, entre autres ! Tous deux furent en effet soignés par Tokujirō Namikoshi, l’un des pères fondateurs du shiatsu ayant commencé à pratiquer dès 1925 — ces partisans célèbres ayant par ailleurs contribué à populariser la discipline en occident.
S’inspirant de la médecine traditionnelle chinoise, le shiatsu postule l’existence d’une énergie vitale circulant dans notre corps et nommée le Qi (ou Ki). Des déséquilibres du Qi seraient à l’origine d’une myriade de troubles ou de la persistance de ces derniers. Le praticien shiatsu va, à l’aide de pressions des doigts et des mains (parfois selon les écoles en utilisant d’autres parties de son corps), recanaliser et faciliter la circulation de cette énergie le long des méridiens en stimulant des points précis. Si tout se passe bien, les blocages disparaissent et avec eux nos troubles, emportés et évacués dans l’écoulement fluide du Qi.
Comment se déroule une séance de shiatsu ?
Une séance de shiatsu se déroule en général comme suit : après une discussion visant à identifier les troubles à traiter entre le thérapeute et son patient, ce dernier s’allonge dans la position qui lui convient le mieux sur un futon, en gardant ses habits. Ce dernier point distingue d’ailleurs le shiatsu d’autres techniques similaires. L’endroit se veut chaleureux, la pièce demeurant plus ou moins éclairée à la guise du patient. Vous l’aurez compris, il s’agit de créer une atmosphère confortable et propice à la relaxation. À partir de là, le thérapeute prend le relais, manipulant délicatement son patient : lorsque l’on parle de massage énergétique, le mot-clé ici est bien "énergie". Il ne s’agit pas d’un massage au sens où on l’entend généralement. Le contact est léger, presque sporadique. L’écoute est également essentielle, elle est l’une des forces du thérapeute, avec son empathie. Le praticien prend le temps d’écouter ses patients, encouragés non seulement à exprimer leurs symptômes mais aussi leurs émotions durant l’exposition de leurs problèmes, puis ce qu’ils ressentent ou perçoivent lors de la manipulation. Cela constitue un des attraits du shiatsu, les patients pouvant avoir l’impression que leurs problèmes sont ignorés par les médecins traditionnels semblant guidés par une approche plus quantitative que qualitative.
Une séance dure en moyenne une heure, mais il est commun de ne pas voir le temps passer tant l’environnement se prête à la songerie. Les honoraires perçus oscillent le plus souvent entre 50 et 100 euros — et peuvent par ailleurs être couverts par certaines mutuelles. Le nombre de séances jugées nécessaires dépend fortement de la raison de la visite. Il peut s’agir de séances très épisodiques lorsque celles-ci ont une visée routinière, ou au contraire assez rapprochées pour faire face à un épisode de "crise".
Quand recourir au shiatsu est-il approprié ?
Le shiatsu est approprié dans deux cas de figures. D’une part, la discipline a une portée préventive. En favorisant la libre circulation de l’énergie au sein de l’organisme, le système immunitaire se trouve renforcé et plus apte à résister aux assauts de son environnement. D’aucuns comparent le shiatsu dans ce cas de figure à une visite de routine chez le généraliste, et certains profitent par exemple des changements de saison pour s’offrir une séance. D’autre part, il vise à soigner ou du moins améliorer l’état de morbidités spécifiques, dans une optique de traitement ou d’accompagnement des soins, selon le type de trouble visé.
Il est important de noter que personne, et certainement pas un praticien sérieux, ne prétendra pouvoir soigner des pathologies graves comme un cancer. Le shiatsu ne se réclame pas du secteur médical ni même à proprement parler paramédical. Il pourra en revanche contribuer à un rééquilibrage mental et alléger les douleurs causées par une maladie ou son traitement. Il est d’ailleurs utilisé en soins palliatifs, ceux-ci visant précisément à offrir un environnement qualitatif aux patients en fin de vie.
L’anxiété et le stress sont aussi des troubles régulièrement abordés. On peut d’ailleurs supputer que la popularité relativement récente du shiatsu ait à voir avec la tertiarisation de notre société, au sein de laquelle la pénibilité du travail se matérialise dans le stress et les troubles somatiques qui l’accompagnent. Une méthode mettant l’accent sur la détente et le bien-être peut apparaitre pour les salariés comme une aide intéressante mais attention à ce que l'arbre ne cache pas la forêt du management visant surtout à assouplir les mœurs en entreprise et à façonner des employés plus dociles. C’est l’un des reproches que l’on peut formuler à de nombreuses médecines douces par ailleurs, trop heureuses de gagner en légitimité en se rangeant dans la couche que leur prépare le grand capital avec pléthore de stages en entreprise et autres incitations.
Pour les personnes âgées spécifiquement, le shiatsu pourrait donc se révéler approprié dans le cas d’un blues post-retraite par exemple, et plus généralement pour accompagner le traitement de douleurs et souffrances chroniques apparaissant avec l’âge. S’il est compréhensible que certains, peu sensibles à ce type de soins, se montrent sceptiques quant à l’efficacité de cette pratique, sachez qu’elle ne comporte au moins aucun risque : le pire qu’il puisse vous arriver, c’est justement rien du tout ! Néanmoins, tous ceux l’ayant expérimenté témoignent d’un certain bien-être suite à une séance, et des effets notables ont été observés pour de nombreux troubles dont ceux susmentionnés.
Sachez néanmoins que, comme pour beaucoup de médecines alternatives, n’importe qui peut s’établir en tant que praticien : la profession n’est pas réglementée, et rien n’oblige donc à avoir un diplôme. Cherchez néanmoins à consulter avec un praticien ayant suivi une formation agréée par la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel. On estime qu’il faudrait au minimum 500 heures de formation pour fournir un service compétent. Et s’il n’existe pas de cadre légal rigoureux encadrant la pratique, notez que l’État a consacré un titre de "spécialiste en shiatsu" que le Syndicat des Professionnels de Shiatsu est habilité à certifier. Par ailleurs, le Parlement européen a reconnu le shiatsu comme digne d’intérêt, à l’instar d’autres médecines alternatives. Certains professionnels de santé agrémentent d’ailleurs leur discipline d’une pratique du shiatsu. Bref, comme souvent dans le cas des médecines alternatives, à vous de vous renseigner au préalable — le moyen le plus sûr de s’assurer de la qualité des services offerts demeurant le bouche-à-oreille.
https://lemagdusenior.ouest-france.fr/dossier-528-shiatsu.html
Mieux que les médicaments antistress, le shiatsu
Par
shiatsu-do
Le 17/02/2023
Toute la philosophie de cette technique japonaise repose sur le taoïsme.
Par Pascale Santi
Publié le 10 mars 2009 à 15h51 Mis à jour le 12 mars 2009 à 10h54
Allongé habillé au sol sur une natte, un massage shiatsu, dit "thérapeutique", vous redonne de l'énergie. Toute la philosophie de cette technique japonaise repose sur le taoïsme - qui fait partie des trois enseignements de la Chine classique avec le confucianisme et le bouddhisme. "Ne poussez pas la rivière, elle coule toute seule", résume Bernard Bouheret, kinésithérapeute, praticien et enseignant de shiatsu thérapeutique depuis trente ans. "Le tao vise à conquérir un état de paix intérieure en harmonie avec le temps qui passe et aussi avec le temps qu'il fait", explique M. Bouheret qui vient de publier Shiatsu thérapeutique et plantes d'Amazonie (Testez éditions, 192 p., 29 euros).
Au début de la séance, M. Bouheret fait un bilan du pouls, qui consiste à saisir douze pulsations sur l'artère radiale des deux poignets. "Cela nous renseigne sur l'état énergétique des organes et sur l'équilibre global du corps", explique-t-il. Le bilan de la prise de pouls nécessite doigté, réceptivité, intuition et déduction. "On dit que l'on ouvre la porte de l'être du patient", indique M. Bouheret.
Commence alors la séance de massage. Quarante-cinq minutes après, vous vous sentez apaisé. Le shiatsu "vise à restaurer la libre circulation de l'énergie dans le corps. Chaque point est comme une écluse qui s'ouvre ou se ferme suivant les besoins (saisons, climats, horaires de la journée, dysfonctionnements, etc.)", détaille M. Bouheret.
"Le shiatsu est une discipline énergétique manuelle à vocation non médicale. Issu de la médecine traditionnelle chinoise, il appartient au domaine du bien-être et du confort des personnes, explique Claude Didier, porte-parole de la Fédération française de shiatsu traditionnel (FFST). Face à la société de mal-être, on ne propose pas du Prozac, mais du shiatsu."
"SE PRENDRE EN MAIN"
"Le shiatsu thérapeutique pose un bilan de santé et demande à la personne concernée de se prendre en main pour retrouver la voie juste et l'équilibre, alors que dans le shiatsu, dit "de bien-être", le receveur ne fait que déguster sans rien attendre d'autre que le plaisir de recevoir", insiste M. Bouheret.
Face à des muscles raidis, le plus souvent par le stress de la vie quotidienne, le masseur redonne de la circulation, de la vie, de la légèreté, de l'équilibre. "Le shiatsu thérapeutique est une véritable médecine manuelle, enseignée et reconnue au Japon depuis 1955. Elle règle plus ou moins les mêmes choses que l'acupuncture, et ce n'est pas peu...", affirme M. Bouheret. Si elle ne guérit pas les maladies, cette discipline "aide le corps à s'autoguérir. C'est une forme d'hygiène naturelle qui stimule les défenses naturelles, un art du bien-être", selon M. Didier.
Créée en 1994 avec la volonté d'"organiser la profession", la Fédération de shiatsu rassemble 3 000 membres et une centaine d'écoles affiliées. "Nous sommes très vigilants sur la formation", assure M. Didier, qui précise qu'"il y a 30 % de recalés." Signe de reconnaissance, la FFST intervient chaque semaine, dans le service du professeur Bernard Debré à l'hôpital Cochin, à Paris, pour dispenser des séances de shiatsu au personnel soignant.
Les médecines chinoises s'infiltrent à l'hôpital
Par
shiatsu-do
Le 17/02/2023
A Paris, une vingtaine de services de l'AP-HP intègrent l'acupuncture et le shiatsu, en complément de traitements au long cours.30/BRUHAT Herve
Cela fait des années que Sabine (le prénom a été changé) a des vertiges. Elle est pour cela suivie dans le service d'otho-rhino-laryngologie (ORL) du professeur Georges Lamas à l'hôpital parisien de La Pitié-Salpêtrière. Après deux séances de shiatsu, la sensation de "tête flottante" qui l'incommode a disparu. Le shiatsu, littéralement "pression des doigts", est une technique d'origine japonaise. C'est une médecine énergétique qui vise à rétablir l'harmonie du corps en agissant sur les méridiens, selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise.
Sabine fait partie de la trentaine de patients de ce service à avoir suivi des séances de shiatsu. "Cette pratique vise à apporter un complément, voire un réconfort aux patients qui sont en souffrance. La rééducation classique ne soigne pas tous les symptômes : acouphènes, raideurs de la nuque, stress", explique Sophie Jamet, infirmière diplômée en rééducation vestibulaire, à l'origine du projet, qui a démarré il y a un an.
Les patients ont droit à trois séances gratuites, puis trois dans un dispensaire proche. Parallèlement, une fois par mois, des massages sont proposés au personnel. La prochaine étape serait d'évaluer scientifiquement ces données, indique Céline Kilhoffer, cadre de santé. Si les bienfaits du shiatsu sont réels, il reste à les évaluer.
Une étude, en cours d'écriture de procédure, sur l'apport du shiatsu pour atténuer la fatigue liée à certaines pathologies neurologiques comme la sclérose en plaques (SEP), la maladie de Parkinson ou la sclérose latérale amyotrophique (SLA), devrait démarrer au second semestre 2012 dans le cadre d'un programme hospitalier de recherche clinique (PHRC), à l'initiative du docteur Nadine Le Forestier, neurologue à La Pitié-Salpêtrière.
"Cette pratique, qui se veut complémentaire des traitements au long cours, ne pourra être introduite que si elle est officialisée par une recherche thérapeutique rigoureuse", explique le docteur Le Forestier. L'idée est née lorsque ce médecin a reçu un courrier de la fille d'une de ses patientes, décédée. "Cette femme, atteinte de SLA, a vu ses douleurs atténuées par le shiatsu et a eu une fin de vie plus paisible", précise Bernard Bouheret, praticien et enseignant de shiatsu depuis trente ans. L'expérience est également positive pour les parents d'enfants adoptés. Le pédiatre Frédéric Sorge proposait, lorsqu'il était à Saint-Vincent-de-Paul, d'apprendre aux parents adoptifs à toucher leurs enfants avec la technique du shiatsu. Il souhaite poursuivre l'expérience à l'hôpital Necker.
Le shiatsu fait partie des nombreux traitements complémentaires qui font leur entrée dans les hôpitaux. Une vingtaine de services des hôpitaux de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) intègrent la médecine chinoise, médecine ancestrale. Elle recouvre quatre grandes disciplines : la pharmacopée, l'acupuncture, les massages thérapeutiques (tui na, shiatsu), et les pratiques psycho-corporelles (qi gong et tai-chi).
L'acupuncture est par exemple utilisée pour traiter la douleur en obstétrique ou en gynécologie notamment. Le qi gong est proposé aux personnes obèses dans le service de nutrition de la Pitié de Jean-Michel Oppert.
"Notre but est d'identifier quels traitements peuvent être efficaces en intégrant la médecine chinoise à la prise en charge conventionnelle", souligne le Dr Catherine Viens-Bitker, chargée de cette question à la direction de la politique médicale de l'AP-HP. "Cela peut être très utile en prévention secondaire des maladies chroniques, poursuit-elle. J'ai suivi une femme atteinte d'un cancer du sein en chimiothérapie. Elle avait des picotements très forts au bout des doigts, de fortes douleurs dans les mains, et perdait ses ongles. Après une séance de shiatsu et de l'acupuncture, la douleur a disparu, les picotements sont devenus gérables et elle n'a plus perdu ses ongles", explique Maxime Rigobert, praticien de shiatsu.
"50 % des patients en oncologie et 75 % des personnes souffrant d'une maladie chronique ont recours à des médecines complémentaires. Elles ont de bons effets, sont sans toxicité majeure et coûtent moins cher", explique le professeur Jean-Raymond Attali, de la Fédération mondiale des sociétés de médecine chinoise (WFCMS). "Le shiatsu atténue les effets de la chimiothérapie, comme la fatigue ou les nausées", explique Bernard Bouheret. "L'usage montre que cela marche. Il faut maintenant mettre en évidence cette efficacité", ajoute le Dr Viens-Bitker.
Neuf projets de recherche ont été retenus dans le PHRC d'Ile-de-France, qui en compte 900. Un colloque sur la médecine chinoise en milieu hospitalo-universitaire s'est tenu le 16 septembre à La Pitié-Salpêtrière. Les médecines dites complémentaires constituent en outre l'un des points du plan stratégique 2010-2014 de l'AP-HP. "Le but est de faire de ces thérapies des actes du quotidien, pour la santé de nos patients", a affirmé Mireille Faugère, directrice générale de l'AP-HP, lors de ce colloque.
Les réticences restent fortes. Le professeur André Grimaldi, diabétologue, a vivement raillé ce colloque. "Notre rôle est d'avancer dans la connaissance de ces médecines, sans a priori", concède le docteur Catherine Viens-Bitker. Malgré les freins, le mouvement est lancé.
Pascale Santi Article paru dans Le Monde l'édition du 12.10.11
Shiatsu : une méthode manuelle aux multiples bienfaits
Par
shiatsu-do
Le 17/02/2023
Le shiatsu, thérapie complémentaire ou préventive possède de nombreux bienfaits santé et bien-être. Découvrez ce que c'est, à qui cette méthode s'adresse et ce qu'elle peut nous apporter ? Shiatsu, kezaco ?
Le shiatsu, est une thérapie manuelle d’origine japonaise qui vise à rétablir la circulation de l’énergie vitale dans les méridiens d’acupuncture.
Cette méthode préventive apporte une détente physique et psychique, qui contribue à améliorer le bien-être de la personne. L’idée est de relier le corps et l’esprit.
Souvent, le déséquilibre est installé depuis un moment, mais la douleur apparaît d’un coup « sans raison apparente ». Le but est de comprendre pourquoi on a cette douleur, quels sont les blocages. Cette méthode peut être utilisée dans de nombreux cas : réduire le stress, améliorer le sommeil…. Le shiatsu renforce le système immunitaire de l’organisme et par conséquent aide à prévenir les « bobos courants » comme les pathologies de saison : gastro-entérite, angine, rhume, grippe…
Le shiatsu peut aider à réduire la douleur en faisant dégager les endorphines, il permet ainsi de réduire les anti-inflammatoire.
Dans le domaine du sport aussi le shiatsu a sa place : pour préparer avant une séance, récupérer après un effort intense.
L’auto-shiatsu, qui consiste à appuyer soi-même sur des points bien précis du corps, est intéressant, car il permet de soulager les troubles au moment même où l’on en a besoin. Par exemple, certains automassages peuvent être réalisés en cas de fatigue, ils permettent de se donner un coup de fouet express au bureau lorsque la concentration baisse.
A qui ça s’adresse ?
A tout le monde, à tout âge, du nourrisson à la personne âgée, en passant pas la femme enceinte. Par contre, pour les nourrissons et les femmes enceintes, bien faire attention à choisir un praticien spécialisé. Chez les femmes enceintes par exemple, certains points sont interdits, il faut donc que le praticien soit formé à ces particularités.
On peut faire appel à cette méthode lors d’une maladie, en parallèle du travail du corps médical, en thérapie complémentaire sur des maladies chroniques (cancer, fibromyalgie, sclérose en plaques).
Les seules contre-indications sont la fièvre, si vous êtes en cours d’infection, si vous avez une phlébite, en cas de grands problèmes cardiaques ou pour si vous portez un pacemaker, le shiatsu est déconseillé.
Une séance type
En règle générale, une séance de shiatsu dure environ 1 heure. Elle commence par un entretien avec la personne, afin de déterminer sa demande, ses besoins, ses habitudes alimentaires, son bien-être et sa santé générale.
Un bilan énergétique est ensuite effectué, soit en touchant la personne, soit en l’observant ou en l’interrogeant. Le praticien peut par exemple demander à observer votre langue, ou prendre votre « pouls chinois ».
Puis, la séance commence, elle est individuelle pour être au maximum personnalisée. On ne reçoit jamais le même shiatsu, en fonction des périodes de l’année, des besoins du jour, du moment, des demandes…
Habillé, allongé sur un futon ou sur une table ou une chaise de massage sur le ventre, ou positionné en latéral, le praticien procède à des mouvements, des massages ou des pressions plus ou moins appuyés.
Ensuite, il donne généralement des conseils sur l’alimentation, l’hygiène de vie, les postures à adopter et parfois, quelques exercices pour faire de l’auto-shiatsu. Il peut par exemple vous montrer sur quel point appuyer en cas de stress, un exercice à reproduire dès que le stress monte en vous. Il va aussi vous expliquer les principes de la médecine chinoise, que vous gagnerez à suivre (ne pas manger en excès, réduire ce type d’aliment, savoir être raisonnable…)
Combien de séances faut-il ?
Faire une séance à chaque changement de saison est idéal. Selon la personne et les besoins, le nombre de séances nécessaires varie. Par exemple, pour des problèmes de sommeil, il faudra peut être 2 à 3 séances rapprochées pour obtenir des résultats.
Souvent, les personnes viennent trop tard, et les séances nécessaires sont plus nombreuses. Il ne faut pas attendre qu’il y ait un déséquilibre pour venir, le mieux est d’utiliser cette méthode en prévention.
Attention à choisir un praticien formé par un organisme sérieux, car il n’existe aujourd’hui aucune règlementation en France.
Merci à Valérie Capel, praticienne de shiatsu, Responsable Communication de la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel (www.ffst.fr)
Publié dans Femme actuelle
L’intérêt du shiatsu dans l’entretien de la santé des sportifs et des seniors
Par
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Le 17/02/2023
Le shiatsu est une discipline manuelle d’Extrême-Orient. En préparation ou en récupération, elle aide le corps pour s’adapter aux modifications dues à une pratique sportive. Elle est également intéressante dans l’accompagnement des seniors. Découvrez une discipline qui a traversé les ans.
Par Hervé Ligot, vice-président FFST, enseignant et praticien de shiatsu et Do-In,
et Valérie Capel, responsable communication FFST et praticienne de shiatsu et enseignante de Do-In FFST.
Sylvie, 53 ans, s’allonge sur le futon, fatiguée, encore un peu en sudation, mais confiante, sereine car ce n’est pas la première fois. Les mains expertes du praticien commencent à travailler sur l’ensemble du corps de la sportive venant de terminer son trail, avec douceur, précision, continuité, fluidité. Cela ressemble un peu à un ballet. Sylvie se laisse aller et profite des bienfaits de cette mini-séance de dix minutes. Après de multiples appuis, étirements, frictions, mobilisations, la traileuse, presque endormie, revient doucement à la réalité. Elle vient de bénéficier d’une séance de shiatsu visant à optimiser la récupération, à apaiser son mental et à éviter les courbatures et les douleurs du lendemain. Coutumière de cette pratique, Sylvie nous avouera être sensible à ces soins prodigués à l’issue d’une compétition depuis cinq ans, ce qui lui permet une récupération rapide et complète.
Qu’est-ce que le shiatsu?
D’origine japonaise, le shiatsu désigne une discipline manuelle utilisant le toucher dans de multiples variantes techniques pour harmoniser l’énergie du corps. Longtemps cantonné à des techniques de «bien-être», il est maintenant reconnu comme une discipline éminemment tournée vers la prévention santé, et fait l’objet d’évaluations du corps médical en tant que thérapie complémentaire.
Le shiatsu se pratique sur futon ou sur table, habillé, à deux : un donneur et un receveur. Vous pouvez trouver un praticien exerçant en libéral ou bien dans des milieux institutionnels. Il intervient, avec l’accord ou à la demande des autorités responsables, dans des maisons de retraite, des hôpitaux, des entreprises, des associations sportives ou des clubs de remise en forme, des écoles, pour des prises en charge, selon le cas, des personnels, des employés, des malades ou des résidents…
Comment fonctionne le shiatsu?
Le shiatsu se fonde sur les bases théoriques de la médecine traditionnelle chinoise, et plus généralement de l’énergétique asiatique. Il s’agit d’une approche globale et très humaine, caractérisée par une écoute totale du patient et une recherche d’équilibre dans tous les aspects de sa vie courante: alimentation, sommeil, activité, émotionnel… L’origine japonaise explique également la notion de respect inhérente à ce toucher très subtil et empathique.
L’homme est parcouru d’énergie qu’on appelle «Ki». Celle-ci circule dans des méridiens qui se ramifient dans le corps entier et permet la circulation de tous les fluides (sang, lymphe, etc.) et la réalisation de toutes les fonctions organiques (respiration, digestion, locomotion, etc.). Cette énergie contribue ainsi à la défense et au fonctionnement de l’être humain dans sa globalité. Les émotions n’y échappent pas et sont, elles aussi, véhiculées par le Ki. L’énergétique asiatique ne sépare pas le corps de l’esprit, le soma de la psyché! Ainsi, le Ki en circulation agit énormément sur les états mélancoliques ou les tendances à la dépression, saisonnière ou non.
Le praticien, par son travail précis et sur l’ensemble du corps, régule et répartit le flux énergétique. Fluidifier la circulation du Ki est souvent suffisant pour éviter la «bobologie» tels les rhumes, les baisses de moral, les douleurs erratiques…
Une relation et un accompagnement chez les seniors
Le shiatsu ne se limite pas à une technique, l’écoute réelle et la connexion profonde entre le donneur et le receveur initient une confiance et permettent un soutien de qualité. Il est souvent apprécié chez les seniors qui parfois sont en manque de toucher relationnel ou en déficit de lien social.
Les seniors sont maintenant très souvent actifs et aiment bouger, voyager, s’investir dans des causes, mais aussi pratiquer des activités physiques. Bien évidemment, cette pratique nécessite en premier lieu (et comme pour tout un chacun) l’aval d’un médecin. Ensuite, une attention particulière doit être portée sur la récupération et le traitement préventif des éventuelles blessures. Le senior, pouvant avoir certaines fragilités (osseuses, circulatoires…), est plus souvent sujet à des problèmes de santé. Le praticien de shiatsu saura vous conseiller sur certaines notions d’hygiène de vie. Un suivi adapté vous apportera un réel confort physique et émotionnel. Le praticien de shiatsu saura également prendre toutes les précautions pour que vous découvriez toutes les potentialités qui sont les vôtres, afin de pleinement profiter de la vie et de la pratique sportive, à la mesure de vos capacités et en toute sécurité.
Le Do-In, une discipline au service du sportif!
Le principe de la bonne circulation énergétique prôné en shiatsu rejoint celui que tout le monde connaît: le mouvement. Le shiatsu, pratiqué par un professionnel, n’est ni dangereux, ni douloureux et ne comporte aucun effet secondaire. Cerise sur le gâteau, vous pouvez également vous approprier les techniques de «Do-In» qui, au jour le jour, peuvent être pratiquées chez soi. Il est une application par soi-même et sur soi-même des techniques d’autorégulation de l’énergie.
Le Do-In («voie de l’énergie» ou encore «auto-shiatsu») est une pratique d’autorégulation, qui désigne un ensemble de travail corporel physique et mental, alliant postures, mouvements, étirements, acupression (pression des doigts sur les points d’acupuncture), automassages, respiration et relaxation. Contrairement au shiatsu, le Do-In peut se pratiquer seul, à n’importe quel moment de la journée et en tous lieux et à tous les âges de la vie!
Ses bienfaits sport-santé
Par son approche préventive et d’autorégulation, cette discipline énergétique permet au corps du sportif de s’adapter à son environnement et l’aide à rétablir les dysfonctionnements de son organisme. Un sportif qui pratique régulièrement le Do-In développera sa concentration, son équilibre et améliorera ses capacités respiratoires. Il pourra acquérir une plus grande endurance et une meilleure résistance à l’effort. Les exercices du Do-In, comme les étirements, permettent de retrouver mobilité et souplesse et par conséquent de prévenir et de minimiser les blessures.
Le Do-In est un véritable allié du sportif pour la récupération post-effort. Par les automassages et les exercices respiratoires, il permet un relâchement profond et favorise un retour à la normale plus rapide. Les techniques douces et non traumatisantes pour les articulations, les muscles et les tendons en font une pratique particulièrement recommandée après 50 ans. Il peut se pratiquer n’importe où, n’importe quand et s’adapter à tout un chacun. On peut s’initier au Do-In en solo, avec des livres ou des vidéos. Pour développer cette pratique et aller plus loin, il vaut mieux s’adresser à des professionnels du Do-In.
Pour trouver des professionnels du shiatsu et du Do-In: www.ffst.fr
Triathlon, l’expérience concrète de Gilles 52 ans
«Cela fait quatre ans maintenant que je m’adonne au Do-In pour m’échauffer avant l’effort, récupérer ensuite. Pour l’échauffement, je frictionne toutes les parties du corps en insistant sur les épaules et sur les jambes. Pour détendre mes muscles en fin de triathlon, j’opte pour l’exercice contracté-relâché qui me permet une récupération rapide avec moins de courbatures le lendemain. Le Do-In permet également à mon corps de s’adapter à l’environnement changeant du triathlon, de faire comme une protection aux attaques extérieures : vent, eau, froid…. Le Do-In m’a permis d’avoir une meilleure connaissance de mon corps.»
By Grégory Herlez on février 6, 2018 Sport santé magazine
Le shiatsu : quand la pression soulage
Par
shiatsu-do
Le 17/02/2023
Le shiatsu est l'une des méthodes manuelles des plus pratiquées aujourd'hui pour agir sur l'état physique, psychique et émotionnel du patient. Mais qu'en est-il chez les sportifs ? Explication avec Lara Histel Barontini.
Et si on commençait par un cours de japonais pour vous expliquer ce qu'est le shiatsu ? Lara Histel Barontini, spécialiste en yoga et shiatsu, s'y colle pour vous. À l'origine du mot « shi » qui signifie « doigt » et « atsu » qui veut dire « pression », le shiatsu (prononcé "chiatsou") est par définition une méthode thérapeutique qui vise à effectuer des pressions avec les doigts, les paumes de main ou encore les avant-bras sur le corps du patient.
Qu'est-ce que le shiatsu ?
Cousin de l'acupuncture, à la différence qu'il n'utilise pas d'aiguilles, le shiatsu est considéré comme « l'art du bien-être d'origine japonaise. Il s'est vulgarisé en France au début du XXe siècle. On travaille sur la même cartographie du corps que l'acupuncture où le but est de venir stimuler des parties ou l'ensemble du corps à l'aide de méthodes manuelles. On est sur une dimension psycho-énergétique ».
Considérée comme une médecine à part entière au Japon, le shiatsu à pour but d'effectuer des pressions tout le long des méridiens, canaux invisibles dans lesquels circule l'énergie vitale du corps. Ainsi, de nombreux facteurs comme le stress, une alimentation déséquilibrée ou des émotions peuvent gêner la libération de cette énergie. Le but du shiatsu sera donc d'emmener le patient dans une situation de relaxation et de détente profonde.
Comment se déroule une séance ?
Une séance classique débute généralement par un entretien afin de mettre au clair la venue, les besoins et les déséquilibres de la personne. Elle dure environ 1h (1h30 pour la première séance), puis le praticien donne un récapitulatif au patient en fin de séance afin de lui donner des conseils.
Elle se pratique au sol, sur futon (sorte de matelas) en position allongée ou sur une chaise de amma assis, où le patient est habillé. « On n'est pas sur un massage classique de détente mais bel et bien sur un massage thérapeutique ». L'idée va être de travailler sur les points faibles et de compenser certains déséquilibres en utilisant des pressions manuelles mais aussi des étirements.
Ses bienfaits avant et après l'effort sportif
Adapté à tout type de patients, nous allons concentrer notre propos autour des bienfaits pour un sportif, qu'il soit débutant ou aguerri. Le shiatsu aura des effets notables sur la santé physique et psychologique du sportif, en tant que prévention ou traitement des blessures post-effort.
1. En préventif
« On va notamment améliorer la souplesse articulaire par le biais d'étirements. Comme on va travailler sur la circulation sanguine et l'énergie de chacune des articulations, cela va permettre de prévenir les risques de blessures et augmenter la performance ». Mais quelques précautions sont à prendre ! Évitez une séance de shiatsu une ou deux heures avant l'effort sportif. L'idéal est d'attendre une semaine avant une échéance sportive comme un marathon par exemple, dans le cas où un véritable traitement manuel sur le corps a été opéré.
Étant donné que le shiatsu est une pratique psycho-corporelle, le corps et l'esprit sont deux éléments fondamentaux d'une séance. Un travail psychologique moins long peut également être de mise. « Le shiatsu peut servir à gérer son stress. On va se sentir relâché et détendu psychologiquement, ce qui peut faciliter l'approche mentale d'une compétition sportive ».
2. En curatif
Post-effort, le but est de détendre les tensions musculaires et d'éviter les courbatures. « On va favoriser l'élimination des toxines, la régénération musculaire et améliorer la souplesse articulaire ». L'idéal est de le pratiquer le lendemain car cela permet de ne pas travailler sur des zones douloureuses post-course par exemple. « Le shiatsu va permettre d'améliorer la récupération d'un effort sportif », explique la spécialiste.
Le shiatsu en entreprise : c'est possible ?
Proposé la plupart du temps en cabinet mais aussi sur des événements sportifs, le shiatsu est aussi pratiqué en entreprise. Certains spécialistes se déplacent sur les lieux de travail, souvent le temps du midi, afin de proposer aux salariés une séance de shiatsu toujours individualisée. Elle se pratique généralement sur une chaise.
« En l'espace de 15 minutes, cela permet à chacun d'avoir un véritable lâcher-prise. Ils relâchent la pression étant donné que le corps est totalement soutenu. On adapte notre soin à chacun en venant travailler sur les trapèzes, les épaules et les bras. Le mental est apaisé et la plupart du temps, les salariés se sentent plus concentrés quand ils retournent travailler. Le corps est reconnecté avec l'esprit », conclut Lara Histel Barontini.
Léa Quinio L'équipe.fr Publié le mercredi 16 mai 2018 à 18:12
Par
shiatsu-do
Le 17/02/2023
Pratique venue d'Asie, le shiatsu tient sa force de la découverte des points énergétiques du corps. Mais ne l'appelez pas massage ! Les spécialistes vous diront qu'il s'agit avant tout d'un soin pour des problématiques et des douleurs précises.
Emmanuelle Lejeune, praticienne en techniques corporelles de bien-être, nous aide à décrypter le Shiatsu, cette technique qui cherche à retrouver l'équilibre entre le corps et l'esprit.
D'où vient le Shiatsu ?
On tire son origine de la médecine chinoise qui utilisait des techniques de "massages", d'acupuncture, de moxibustion associées à une pharmacopée spécifique. Bien que d'inspiration chinoise, le Shiatsu, qui signifie "pression des doigts", est né au Japon au milieu du siècle dernier. Il était essentiellement utilisé pour soulager le corps du mari après une journée de travail. En Asie, il n'y a pas de psychiatre. Les problèmes de psyché sont liés à des déséquilibres d'ordre énergétique. Donc, on agit sur l'énergétique des organes, sur l'état de l'organisme et non pas des tissus superficiels.
Quel est son but ?
Ce soin holistique prend en charge le physique, le psychique et l'émotionnel. L'objectif est de corriger des irrégularités de l'organisme, de préserver et d'améliorer l'état de santé et de contribuer à l'amélioration de certains états passagers. Il soigne les troubles fonctionnels bénins en cas de shiatsu thérapeutique. S'il s'agit d'un soin de confort, il va servir à faire circuler l'énergie via les circuits sanguins et lymphatiques, les liquides organiques de manière générale.
Le Shiatsu est-il un massage ?
Ce n'est pas un massage à proprement parlé, mais un soin énergétique fait d'appuis avec les doigts et les paumes des mains sur les grandes lignes énergétiques et points énergétiques du corps. Ce n'est pas un massage non plus car il se pratique sur le corps habillé, sans contact direct avec la peau.
Existe-t-il différents types de Shiatsu ?
Oui. Il existe différentes écoles et donc différentes techniques, mais toujours avec les mains et les doigts. C'est l'intensité qui varie. Les Japonais travaillent en général assez fort avec pas mal de pression. C'est au praticien de demander au client si la pression lui convient et d'adapter celle-ci aux différentes zones du corps. Il faut savoir que quelques courbatures, donc douleurs, peuvent survenir pendant le soin et après. Mais ce n'est pas systématique.
Peut-on pratiquer sur toutes les parties du corps ?
Oui, en dehors des zones génitales. Attention aux jambes si il y a des phlébites. Le dos, le visage et notamment le crâne (il y a beaucoup de points sur la tête) sont des zones privilégiées. Le ventre dispose d'un soin spécifique appelé Chi Nei Tsang.
Quels sont les bienfaits du Shiatsu ?
Le Shiatsu est recommandé si vous souffrez de problèmes fonctionnels récurrents, de stress, d'un manque d'énergie, de problèmes de dos, de troubles musculo-squelettiques ou encore de surmenage. Il agit aussi sur l'arthrite, les insomnies, les sinusites, les problèmes respiratoires ou maux de tête. Il peut aussi être bénéfique aux femmes enceintes souffrant du dos ou comme accompagnement après un traitement contre le cancer (mais jamais pendant !).
Y a-t-il des contre-indications ?
Si vous avez de la fièvre ou une infection, le ventre sensible ou problématique, il vaut mieux éviter. Il est également déconseillé de procéder à une séance juste après un repas. Les cas de sciatique ou d'obésité, d'hypertension sont plutôt exclus car le soin se fait au sol. A noter cependant qu'en cas de maladies ou malformations, il faut en parler avant à votre médecin.
Quelles sont les meilleures dispositions ?
Il est important de ne pas faire une séance dans un état de fatigue trop présente. Car une séance peut fatiguer, donner des courbatures. Il faut être prêt à accepter que des changements s'effectuent dans le corps. Quand on est suivi par ailleurs en thérapie, après une période de surmenage, dès que l'on ressent des gênes au niveau musculaire ou articulaire, en cas de surpoids ou dans le cadre d'un régime, il ne faut pas hésiter à opter pour une séance de shiatsu afin de rééquilibrer les énergies du corps. Cela peut être une bonne idée également après une séparation ou une rupture professionnelle pour retrouver confiance en soi et regagner de l'énergie pour reprendre des démarches.
Peut-il remplacer un soin médical ?
Sur plusieurs séances, il peut venir à bout de désordres d'ordre nerveux et de tensions du corps en agissant sur l'énergétique musculaire et tendineuse. C'est un soin très complet qui peut remplacer ou permettre d'attendre avant de voir un kiné ou un ostéopathe, ou bien régler des petits problèmes du quotidien.
Quelle est la part du mental dans une bonne séance de Shiatsu ?
Le fait de faire la démarche de s'occuper de soi et d'aller voir un thérapeute participe à la "guérison". Le mental se prépare déjà à recevoir de nouvelles informations, une énergie nouvelle qui participera au fait que la personne se sente déjà mieux. L'esprit est le Shen. En médecine chinoise, on peut agir dessus si la personne est en demande ou si on considère qu'il y a un besoin à ce niveau. Le moral et la psyché se sentiront de toute façon mieux après une séance où l'on régule l'énergie du foie et du poumon.
La rédaction TF1 Info Publié le 18 août 2016 à 11h05 https://www.tf1info.fr/sante/expliquez-moi-le-shiatsu-2000563.html
Je travaille trop : les bienfaits du shiatsu pour éviter de craquer
Par
shiatsu-do
Le 17/02/2023
Vous avez l'impression de trop travailler et que votre vie ne tourne plus qu'autour de votre boulot ? Il va falloir penser à décompresser et à prendre soin de vous avant de vous crasher et de faire un burn-out. Et si vous testiez le shiatsu ?
"Je travaille trop !" C'est un constat que vous faites parce que vous êtes sujette à l'insomnie, au stress... Vous avez l'impression de devoir être partout en même temps sans que cela soit satisfaisant, que votre charge de travail ne diminue pas, quelque soit le temps que vous y consacrez ?
L'excès de travail est un engrenage, pas une fatalité. En comprenant les mécanismes qui vous ont conduit à cette situation, vous pouvez prendre conscience et changer ce qui peut l'être. La bonne nouvelle, c'est que vous pouvez agir.
1- Prendre conscience
Honnêtement, combien d'heures travaillez-vous chaque semaine ? Est-ce un rythme acceptable pour vous et vos proches ? Qu'est-ce que cette situation vous apporte et qu'est-ce qu'elle vous coûte ?
Parfois, ce constat n'est pas le vôtre mais celui de votre conjoint·e, vos enfants, vos ami·es. Ils vous disent que vous êtes irritable, vous n'êtes pas vraiment là, vous parlez toujours de votre travail, vous ne les écoutez pas réellement, voire que vous n'êtes carrément pas là tellement vos horaires sont conséquents. Vous vous sentez blessé, accusé ? Leurs propos ne sont pas orientés contre vous mais vous leur manquez et ils s'inquiètent pour vous.
A juste titre d'ailleurs, parce que trop travailler est nuisible pour la santé. En 2015, la très sérieuse revue médicale The Lancet a publié une étude qui démontre que les semaines de plus de 40 heures augmentent nettement les risques d'accident vasculaire cérébral (AVC). A méditer, non ?
Quelles sont les raisons qui vous poussent à travailler trop ?
vous pensez que vous pouvez toujours tenir, en faire plus
vous ne savez plus écouter vos besoins et votre corps
vous vous valorisez par l'effort dans le travail et la performance
votre situation financière ne vous permet pas de lever le pied
votre employeur vous impose une cadence infernale
vous vous obligez à ce rythme par peur de perdre votre emploi, de ne pas être à la hauteur.
Ne culpabilisez pas ! Comprenez les raisons qui vous ont conduit à cet état et déterminez vos leviers d'action.
2- Prendre soin de vous
La première étape, vous venez de la faire, c'est de prendre conscience de votre situation. La seconde est de demander un coup de main. C'est souvent plus facile de prendre du recul avec quelqu'un de neutre. C'est là que le shiatsu, par exemple, peut vous aider durablement parce qu'il agit aussi bien sur le plan corporel que sur l'équilibre entre le corps et la tête.
Le shiatsu est basé sur la médecine chinoise. Ce sont des pressions exercées sur l'ensemble du corps afin de lever les tensions, équilibrer le corps et l'esprit. Aude Jeandrot, spécialiste en shiatsu et membre du réseau Medoucine, nous explique les bienfaits de cette approche.
"Tout d'abord, le shiatsu va vous aider à vous écouter, à renouer avec vos besoins. Pendant la séance, les pressions exercées sur votre corps vous permettent de sentir toutes les zones de blocage. Vous sentez progressivement les tensions se dénouer, vos muscles se détendent, vous lâchez prise. Certains patients somnolent sur la table, d'autres s'endorment complètement !"
"J'adore ce moment où je les sens se relaxer et évacuer leurs tensions. Parfois à la fin de la séance, vous aurez une furieuse envie de dormir, foncez sous la couette, c'est votre corps qui réclame ! Si certains ont l'impression de se réveiller d'une sieste réparatrice, les patients ressentent tous une profonde détente, un mieux-être après la séance. Avouez que c'est plutôt sympathique comme programme !"
Ensuite, le spécialiste en shiatsu vous écoute avec bienveillance et sans jugement. C'est important pour vous, cela vous permet d'échanger sur votre réalité quotidienne sans fard. C'est fondamental pour le professionnel qui combine le ressenti de la séance et ce que vous lui confiez afin de vous accompagner. Il peut vous proposer des exercices de Do In (ou auto shiatsu), des conseils pour changer à votre rythme, apprendre à gérer vos émotions, votre stress, afin de vous accompagner vers un mieux-être durable.
Apprenez à lever le pied, à écouter vos besoins et votre corps. Vous commencez quand ?
Par Aude Jeandrot, praticienne en shiatsu, certifiée et validée du réseau Medoucine.
Publié le Lundi 18 Mars 2019 Par Medoucine Expert https://www.terrafemina.com/article/burn-out-les-bienfaits-du-shiatsu-pour-eviter-de-craquer_a348602/1